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 "malade imaginaire ?" | ft. Drosos


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kivernisi : chevalier
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MessageSujet: "malade imaginaire ?" | ft. Drosos   Lun 14 Avr - 14:58

« Mamannnn, j'ai mal au ventre ... » Tu te relèves d'un seul coup sur ton lit, encore dans les vapes. Tu as passé une nuit agitée : réveillée à de nombreuses reprises, et des rêves plus que perturbants, tu aurais bien aimé faire une grasse matinée. Mais la petite voix de Sereï te tire de ton matelas moelleux, te privant probablement d'une journée de congé tranquille. Elle s'approche lentement de toi, traînant le pas, et ne bronche pas quand tu poses une main fraîche sur son front brûlant. Oula. Ça, ce n'est pas une fièvre simulée. « Tu ne te sens pas bien ? » La fillette secoue légèrement la tête de gauche à droite. L'inquiétude pointe rapidement son nez dans ton esprit.

Enfilant ton rôle de mère aussi rapidement que ton jean troué, tu mets rapidement un t-shirt blanc ainsi qu'une longue veste en laine beige. Pendant que tu glisses tes pieds dans des bottes prises au hasard, tu jettes un coup d'oeil sur ta fille, qui reste plantée devant la porte sans rien faire. « Sereï, habille-toi, on va chez le médecin. » Tu sors de ta chambre, ramenant ta fille dans la sienne pour qu'elle s'habille, chose qu'elle fait plutôt lentement. « On va voir monsieur Alve ? » Tu te figes. Serait-ce encore un de ses stratagèmes pour te caser avec le médecin ? Tu doutes soudainement de la véracité de cette mystérieuse maladie.

Le regard suspicieux, tu observes attentivement la fillette de douze ans qui met péniblement un pantalon. « On ne va pas le déranger un dimanche quand même, il y a d'autres médecins tu sais ? » Tu la sens tiquer. Appuyée dans l'encadrement de la porte de la chambre, tu croises les bras et attends une quelle conque réponse. C'est comme si tu l'entendais réfléchir, comme si les rouages de son cerveau faisaient un bruit infernal sous l'effort de la concentration. Et finalement, la gamine semble redevenir aussi calme qu'auparavant. « Mais maman, tu sais qu'il est très fort, comme médecin ! C'est même le meilleur, vu qu'il travaille pour le gouvernement, tu l'as dis toi-même. Et si j'avais une maladie bizarre ? Tu ne veux pas que le meilleur examine ta pauvre fille malade ? »

Mon dieu, que cette gamine est diabolique. Même si tu te doutes du traquenard, tu ne peux t'empêcher de douter. Et si ? Ce sont toujours les "et si" qui te font perdre face à ta fille. Vaincue, tu soupires et prends ton téléphone, appelant Alve Drosos, histoire de ne pas débarquer à l'improviste. « Allô ? Oui, c'est Oraya Idris, la maman de Sereï. Oui. Je suis vraiment désolée de vous déranger aujourd'hui, mais ma fille ne se sent pas bien, et ... Oui. Elle insiste comme une forcenée pour qu'on vienne vous voir. Ça ne vous dérange pas ? Vraiment ? Merci. Oui, dans vingt minutes. Encore merci, à tout à l'heure. » Tu raccroches et soupires une seconde fois. Ta fille te manipule beaucoup trop facilement, beaucoup trop.

Vous vous rendez finalement chez le médecin, à pieds, étant donné qu'il ne vit pas si loin de chez vous. Le ciel couvert ne semble pas enthousiasmer les habitants, vu que peu de gens sont de sortis, comparé à d'habitude, c'est même plutôt calme. Vous arrivez donc rapidement chez celui qui va sûrement rester à jamais le "médecin de famille" malgré lui, et malgré toi également. Dans le miroir de l’ascenseur, tu réalises que tu n'es pas vraiment coiffée, et qu'en plus, tu as mis deux bottes de couleurs différentes. Fantastique. Tu n'es pas vraiment du genre à criser si t'as mis ton pull de travers, mais y a tout de même un minimum à faire. Qui plus est, on devine sans problème que tu as passé une mauvaise nuit.

Bon, peu importe, vous voila arrivées, et tu ne vas pas faire ta petite nature, surtout que ce n'est pas ton style. Sereï semble plus guillerette qu'elle ne devrait l'être, si bien que tu n'as même pas le temps d'arriver devant la porte qu'elle a déjà sonné. Ça sent l'entremetteuse à plein nez.

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kivernisi : médecin
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MessageSujet: Re: "malade imaginaire ?" | ft. Drosos   Lun 14 Avr - 15:53

Ses yeux s'ouvraient enfin, la lumière filtrée à travers les rideaux fermés à la va-vite tapant directement sur ses yeux. Il regarda autour de lui, un peu sonné, essayant de se souvenir de là où il était. L'endroit où il était assis était moelleux, mais définitivement pas un lit puisque ses pieds touchaient le sol. Il reconnaissait la couleur de ces murs, et savait qu'il était chez lui et non pas à l'hôpital. Sentant un poids sur son ventre, il baissa les yeux, et trouva sa fille allongée de tout son long contre lui. Un sourire attendrit étira ses lèvres. Il s'était encore endormi dans le salon en dorlotant sa fille, comme il le faisait bien trop souvent. Il passa une main sur sa toute petite tête, avant de la prendre dans ses bras pour la porter doucement jusque dans sa chambre à l'étage, et une fois la fillette déposée dans son berceau, il redescendit en un clin d’œil les escaliers pour se diriger vers la cuisine.

Toutes les machines allumées créaient un énorme bourdonnement dans toute la salle. Sa machine à café, le micro-onde, le robinet, le frigidaire. Il ferma ses yeux, passant sa main dans ses cheveux pour les ébouriffer, avant de tout éteindre et de récupérer sa tasse à moitié vide, la complétant avec un sucre et du lait froid. Il soupira, s'assit sur le plan de travail et fit tinter sa cuillère contre les bords en porcelaine de sa tasse. Il avait un peu honte de toute sa vaisselle. Il l'appréciait lorsqu'il était marié - bien qu'en théorie il l'est toujours -, mais maintenant qu'il vivait plus ou moins seul, c'était différent. Tout était en porcelaine bien trop fine, avec des motifs et des couleurs bien trop délicates et féminines. C'était sa femme qui avait tout choisis, mais lorsqu'elle avait décidé de le quitter, elle avait fait le choix de ne rien emporter pour tout recommencer.

Le téléphone retentit dans toute la maison, l’assommant une nouvelle fois à cause de la puissance sonore de l'objet. Des pleurs raisonnèrent à l'étage, et il se dépêcha de décrocher pour ne pas créer plus de crises que nécessaire. C'était la mère de Sereï, il en était sûr, la petite amie de son fils. Il s'apprêtait à lui dire que Línos n'était pas là, et que donc Sereï et lui ne pouvaient pas se voir, mais elle lui annonça que l'enfant ne se sentait pas bien. Rapidement, il fut décidé que la mère et sa fille passerait chez lui et, en se regardant son état et celui de sa maison, il réalisa qu'il avait beaucoup de travail à faire en bien trop peu de temps. Il entendait encore les pleurs de sa fille, mais se fit violence pour ignorer la prunelle de ses yeux. Il fit un rapide rangement, cachant en réalité le moindre objet qui traînait derrière le canapé contre le mur.

Il monta échanger ses vêtements tâchés contre des habits en meilleur état, récupéra sa fille pour la consoler, mais avant que sa tâche ne soit terminée, la sonnerie de la porte raisonna contre les murs de l'habitation, faisant s'amplifier les cris du bébé contrarié et fatigué. Il descendit les marches quatre par quatre, et ouvrit la porte de façon si brusque qu'il en fut lui même surpris. Et ce fut donc avec de grands yeux qu'il se décala pour les faire entrer. « bonjour ! » s'exclama-t-il. On aurait presque pu le voir claquer des mains s'il n'avait pas eu les bras pris. Il posa sa main sur le haut du dos de l'enfant pour la diriger jusqu'à un bureau qu'il avait aménager pour travailler, veillant à ce que Idris les suive bien. Il la fit s'asseoir sur un grand siège, et s'appuya sur le bureau derrière lui pour lui faire face « alors sereï, dis moi qu'est ce que tu as ? »

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kivernisi : chevalier
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MessageSujet: Re: "malade imaginaire ?" | ft. Drosos   Mar 15 Avr - 14:54

La porte s'ouvre si brusquement que tu en sursautes, définitivement réveillée. Face au médecin et à son salut énergique, tu réalises qu'il est en bien meilleure forme que tu ne l'es. Ton regard s'attarde sur la petite fille dans ses bras, apparemment mécontente d'avoir été réveillée trop tôt, comme tu la comprends. Tu lui réponds en souriant, comme un automatisme. « Bonjour ! Encore merci de nous recevoir ! » Il vous fait entrer, et comme par magie, Sereï traîne de nouveau le pas. Par Pyrrha, cette gamine va faire carrière dans la comédie si ça continue. Vous le suivez vers ce qui semble être son bureau. Au passage, tu constates sans mal que les lieux sont mieux rangés que ton appartement. Tu décides alors de te mettre au ménage en rentrant, au moins ça te changera les idées pour quelques heures.

Arrivée au bureau, tu gardes un œil sur ta fille qui s'installe dans un siège tandis que Drosos lui demande ce qui ne va pas. « Et beeen ... J'ai ... J'ai mal au ventre. » Elle coule un regard vers toi, et tu hésites encore à le classer dans la catégorie "au secours maman, qu'est-ce que je dis ?" ou "je suis en train de faire une bêtise et je le sais mais je la fais quand même". Les bras croisées, tu soupires légèrement, te demandant combien de temps il va mettre à comprendre que Sereï vous mène en bateau. Ramenant une mèche de cheveux derrière ton oreille, tu finis par intervenir, comme à ton habitude quand ça concerne ton trésor. « Elle avait de la fièvre tout à l'heure. Je ne sais si elle est retombé entre temps. »



Dernière édition par Oraya Idris le Mar 15 Avr - 18:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "malade imaginaire ?" | ft. Drosos   Mar 15 Avr - 15:30

Il regarda un moment par la fenêtre pour voir le temps qu'il faisait, et essaya de se remémorer le temps qu'il avait fait ces derniers jours sans en être capable tellement il avait vécu enfermé entre quatre murs pour savoir si l'enfant avait pu attraper froid. Il ne faisait pas très beau à l'extérieur, sans pour autant pleuvoir. Alors il ne savait pas. Il cala un peu mieux le bébé sur son épaule tout en constatant qu'elle était en train de s'endormir, et écouta attentivement les hésitations de sa patiente. « Et beeen ... J'ai ... J'ai mal au ventre. » Mal au ventre, mal au ventre, mal au ventre. Il l'observa un peu mieux, un peu plus attentivement, sous toutes les coutures pour voir ce que son corps pourrait lui dire d'intéressant. Mais il n'était pas capable de dire si c'était réellement le cas ou si elle mentait.

La fillette jetant un regard à sa mère, il tourna lui aussi les yeux vers elle, pour savoir si elle avait quelque chose à rajouter, quelque chose qu'elle était peut être gênée de dire. « Elle avait de la fièvre tout à l'heure. Je ne sais si elle est retombé entre temps. » De la fièvre ? Il se redressa, alla derrière son bureau pour ouvrir un de ses tiroirs et en récupérer un petit bâtonnet. Il se pencha ensuite vers elle, lui demandant d’ouvrir en grand la bouche, glissant à l’intérieur le bâton pour appuyer sur sa langue. Il fit semblant de regarder si sa gorge était enflammée, mais voulait en réalité juste prélever un peu de sa salive. Il observa le plus discrètement possible le bâton pour ne pas se faire prendre pour un psychopathe, et rendit son verdict.

« je sais exactement ce qu’il te faut » Il avait dit ça avec un énorme sourire, se déplaçant avec tant d’aisance dans son bureau qu’on aurait dit qu’il dansait pour ouvrir deux ou trois placard, en sortant différentes choses à chaque fois. L’enfant n’était pas malade, mais il n’allait pas le dire de son plein gré, non. Lui était plutôt du genre de ces médecins qui voulaient faire peur aux petits menteurs pour ne pas qu’ils recommencent. Il commença à préparer un mélange étrange avec une couleur assez inquiétante – il s’agissait en réalité juste d’eau, un liquide un peu visqueux, et beaucoup de colorant. Il glissa la mixture dans une seringue à l’aiguille démesurée, et avec une gentille voix ordonna : « donne-moi ton bras, ça ira mieux après ça » tout en faisant un rapide sourire à la mère pour qu’elle sache qu’il n’était pas sérieux.

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kivernisi : chevalier
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MessageSujet: Re: "malade imaginaire ?" | ft. Drosos   Mer 16 Avr - 21:00

Sachant pertinemment que ta fille joue la comédie et feint la maladie, tu ne t'inquiètes donc pas trop pour son cas, préférant garder un œil sur le médecin à l'oeuvre. Non pas que tu le soupçonnes de quoi que ce soit, au contraire, c'est juste un réflex que tu as acquis au fil de tes missions. Toujours analyser le moindre mouvement, c'est une habitude que l'on doit vite prendre chez les chevaliers. A le voir ainsi, sa fille dans les bras, ça te rappelle le père de Sereï. Un papa poule exemplaire, refusant catégoriquement de laisser sa fille plus d'une minute. Plus gâteux que lui, il n'y avait pas à ce moment-là. Rien que d'y penser, tu ne peux t'empêcher de sourire, nostalgique. Lui par contre, il serait tombé dans le piège de votre fille sans l'ombre d'une hésitation.

Tu continues d'observer le manège du médecin et de sa patiente, tu vois ta fille qui commence à balancer ses pieds, signe de nervosité apparent. Et soudain, comme frappé par une illumination. « Je sais exactement ce qu’il te faut » Tu le suis du regard, intriguée, aurait-il finalement compris son subterfuge ? Finalement, après avoir joué les apprentis alchimistes, Drosos se retourne avec une seringue au contenu douteux et à l'aiguille démesurée. Pendant une seconde, tu prends peur, qui ne le ferait pas ? Mais le léger sourire qu'il t'adresse te rassure instantanément, et tu te retiens de sourire à ton tour.

Finalement, il a compris plutôt vite. Enfin, c'est ce qu'il croit. Ce genre de mise en scène, ça ne marche pas vraiment sur Sereï. Mais on ne peut pas lui en vouloir de ne pas savoir. C'est juste que tu as hâte de voir comment il va réagir face à Sereï qui relève sa manche sans broncher et lui tend son bras sans crainte, ni même un regard vers sa mère. Ta fille as toujours été comme ça : quand elle fait une bêtise, elle la fait bien, et quand elle entreprend quelque chose, elle va jusqu'au bout. En certains cas, c'est plutôt une qualité, si on veut. Appuyée contre le mur, tu te mords les lèvres pour t'empêcher de rire, guettant la réaction de l'arroseur arrosé.

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MessageSujet: Re: "malade imaginaire ?" | ft. Drosos   Jeu 17 Avr - 0:59

Il savait la mère rassurée, il pouvait continuer son petit manège, cependant, ce qui le fit soudainement hésiter, c'était le fait que l'enfant ne semblait pas décidée à l'arrêter et lui dire qu'elle avait menti. Une petite têtue... Il savait comment faire face à ça. Il en avait vu des tas, son fils compris, il savait comment dealer avec ça. Il posa la seringue sur un petit support, et fouilla dans un tiroir sans même regarder lequel pour attraper un coton. Il ouvrit un autre pour attraper un flacon d'antiseptique qu'il versa rapidement sur petit morceau de coton dans un geste qui trahissait l'habitude. Il le passa rapidement sur le bras de la jeune fille, là où il allait faire semblant de piquer jusqu'au moment ou elle craquerait - en espérant qu'elle craque, il ne voulait pas non plus la tuer.

Une fois que tout fut préparé pour la venue de la seringue, il se rappela d'une chose un peu gênante. Il... avait un enfant calé contre son épaule, comme était-il sensé faire une piqûre ? « je reviens, dans une seconde, désolé » Il fit un petit sourire contrit, avant de monter le plus doucement possible les escaliers afin que sa fille chérie ne se réveille pas. Même s'il l'aimait plus qu'il était possible d'aimer qui que ce soit, il ne tenait pas vraiment à tenter de l'endormir vainement pendant des heures. Il redescendit les escaliers une fois l'enfant couchée à pas de loup, ouvrant la porte de son bureau doucement et la refermant derrière lui. Il claqua dans ses mains, et les posa sur ses hanches : « ou. en. étions. nous... ah oui ! ton injection »

Il lui fit un grand sourire et s'installa en face d'elle. Il prit son bras dans sa main, la seringue dans l'autre, et commença à l'approcher doucement dans la chaire. « tu vas sentir une pression, et je ne vais pas te mentir en te disant que tu ne sentiras rien. mais tu iras bien mieux après j'en suis sûr ! » Il l'avait dit avec un tel sérieux qu'il se serait presque auto convaincu. Mais il devait s'avouer qu'il avait une tendance assez naïve. L'aiguille traversa doucement la peau, et il n'aurait jamais imaginé qu'elle irait aussi loin dans son mensonge.

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kivernisi : chevalier
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MessageSujet: Re: "malade imaginaire ?" | ft. Drosos   Dim 20 Avr - 16:20

Tu as l'impression d'assister à un combat : le premier qui cède a perdu, et aucun des deux ne semble prêt à lâcher prise. Et toi, tu te contentes d'observer, attendant de voir jusqu'où ce match de boxe va aller, te demandant lequel sortira vainqueur. Tu connais ta fille et tu sais qu'elle n'en démordra pas de sitôt. Mais ce cher Drosos à l'air tout aussi déterminé à lui donner une leçon. Si tu vas intervenir ? Tu ne sais pas trop. Ta fille a besoin qu'on lui apprenne à ne pas abuser des autres, mais tu n'as pas non plus envie de mettre sa santé en jeu. C'est peut-être là-dessus que Sereï mise : sur le fait que si ça tourne mal, tu ne donnes pas cher de la peau de Drosos, tout médecin qu'il soit.

C'est alors qu'il s'excuse, et tu réalises qu'il tenait toujours sa fille dans les bras. Vue l'aisance qu'il avait dans ses mouvements, tu en avais totalement oublié la présence de l'enfant. Tu profiterais bien de son absence momentanée pour réprimander ta fille, mais tu as à peine le temps de prononcer son prénom et de voir son sourire angélique que le médecin est de retour. Tapant dans ses mains, il en revient finalement à ce qu'il était en train de faire. Cette fois, tu ne le lâches pas des yeux, lui faisant comprendre que s'il fait une connerie, ça va mal se passer. Quant à ta fille, tu prépares déjà sa future punition pour quand vous rentrerez : il faut que ce soit original, histoire qu'elle ne s'y attende pas, et aussi qu'elle n'ait plus envie de te faire tourner en bourrique.

Ta fille se laisse toujours faire sans broncher, se contentant de sourire gentiment, en total confiance. « Oh, j'ai l'habitude vous savez ! » confie-t-elle en toute innocence. Tu plaques ta main sur le front. Quelle enfant impossible, qu'est-ce qu'il va penser encore ? Désespérée par le comportement de ta fille, tu attends la sentence, priant secrètement pour que tout se passe bien et qu'il n'arrive rien de grave. Tu as déjà assez de soucis en semaine, pas besoin d'y ajouter les week-end.

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MessageSujet: Re: "malade imaginaire ?" | ft. Drosos   Mar 22 Avr - 22:27

« Oh, j'ai l'habitude vous savez ! » Il se força à ne pas hausser un sourcil surpris. Non. Mais... Qu'est ce qu'il devait faire là ? Il devait continuer ? Parce qu'il n'avait pas spécialement envie de l'empoisonner ! Parce que même si sa mixture n'était pas spécialement toxique, elle n'était pas non plus particulièrement bénéfique pour la santé, et il n'avait pas envie de lui mettre des colorants dans le sang. Il regarda sa seringue, la mère de la fillette, la fillette de nouveau, ne sachant pas quoi faire. Il se trouvait bien ballot. L'étique lui dirait de s'arrêter là - et cette même étique lui aurait dit de ne pas menacer ses patients non plus d'ailleurs -, sa conscience lui disait de s'arrêter là, et le regard d'Idris lui faisait aussi bien comprendre qu'il ferait mieux de s'arrêter là... Alors il fallait s'arrêter là.

Il aurait bien aimé que son pouvoir soit de créer des illusions, ça lui aurait été bien utile dans ce moment là. Faire croire à la fillette qu'il lui avait injecté le produit, et tout ça, pour ne pas qu'il ait l'air totalement ridicule face à une enfant qui a bien plus de cran que lui. Ou bien il aurait bien aimé avoir un pouvoir de vérité, faire en sorte que les gens ne sachent jamais lui mentir. Enfin. Son don était de savoir si les gens étaient réellement malade ou non, ça revenait peut être un peu au même. Il souffla, passant sa main dans ses cheveux court, avant de ressortir l'aiguille énorme du bras de la gamine. « je sais que tu n'es pas malade Sereï » Il avait envie de commencer le même sermon qu'il avait sorti à son fils sur le fait que le mensonge était mal, très mal, mais ce n'était pas son rôle.

Il se plaça bien face à elle, son regard plongé dans le sien. « ce n'est pas bien de déranger les gens pour des histoires, un jour tu... » diras la vérité et personne ne te croira. Voilà, il se lançait dans le sermon qu'il ne voulait pourtant pas faire, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il gonfla ses joues, croisant ses bras sur son torse tout en se redressant, fixant le vide un moment avant de reporter ses yeux sur sa patiente. « pourquoi tu fais ça ? » lui demanda-t-il, curieux de savoir pourquoi elle avait monté cette histoire de maladie et dérangé sa mère au point qu'elle vienne le voir toute débraillée.


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MessageSujet: Re: "malade imaginaire ?" | ft. Drosos   Jeu 24 Avr - 17:36

Tu vois son regard aller de ta fille à toi, et tu sens qu’il est coincé, et qu’il le sait. Tu soupires de nouveau, blasée par le comportement de ta fille. Qu’est-ce que tu as bien pu faire à Pyrrha pour mériter ça ? Qu’est-ce que tu as raté, au juste ? Ou bien c’est parce que son père est mort et qu’elle n’a plus d’image paternelle pour la recadrer ? Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Tout ce que tu souhaites, c’est retourner te coucher et oublier ça, faire comme si c’était un mauvais rêve. Mais tu n’es plus une enfant, tu es une mère, alors tiens le coup et agis comme tel. Tu retournes ton attention sur le médecin et sa patiente. En tout cas, tu ne peux nier que Sereï ne manque pas cran ! C’est bien la fille de sa mère pour ce coup-là, et si ça n’avait pas été dans le mensonge, tu aurais été vraiment fière de son obstination et de sa détermination. Mais voilà, elle a menti et a joué la comédie, et ça, tu ne le cautionnes pas, loin de là.

Tu vois Drosos hésiter, sûrement aux prises avec un cas de conscience de force majeure. Le pauvre, tu le plains et te sens mal de ce qui lui arrive. Tu l’as dérangé pour rien après tout, et le voilà bien en plus de ça ! Après ça, tu auras intérêt à te rattraper, sinon tu vas culpabiliser pendant des semaines. Tu l’observe abdiquer face à ta fille et retirer l’aiguille de son bras. Tu l’entends commencer un sermon, et tu souris amèrement quand tu sais que tu vas devoir finir ce dernier une fois rentrée. Le voilà qui veut des explications maintenant. Oh, toi, tu sais pertinemment pourquoi elle fait ça, et tu pensais qu’il avait compris lui aussi, à croire qu’il est plus crédule qu’il en a l’air. Voyons voir Sereï, comment tu vas t’en sortir ? Arquant un sourcil, tu fixes ta fille qui te tournes le dos. Va-t-elle jouer cartes sur table, ou va-t-elle préférer le bluff ?

Tu la vois s’agiter sur son fauteuil. Elle doit feindre le malaise, cette actrice de génie. La tête et le regard baissés, les pieds qui s’agitent dans l’air, les doigts qui se mêlent et se démêlent, tu l’as déjà vue faire à tellement de reprises, que tu la devines agir sans même la voir faire. « Pardon, je suis désolée …. Je recommencerai plus c’est promis ! » Oh, alors c’est le coup de la faute avouée, à moitié pardonnée ? Sereï, tu es vraiment impossible. La voilà qui joue les coupables qui se repentissent. Le pire, c’est ce que ce truc-là marche à chaque fois, c’est psychologique. Même toi tu joues à ce jeu-là dans ton boulot, quand le besoin s’en fait ressentir. Elle se retourne même vers toi pour te demander pardon à toi aussi, mais tu connais ta fille, tu vois bien cet éclat malicieux qui se cache dans son regard peiné et honteux. Tu passes une main dans tes cheveux et ignores ta fille, levant les yeux vers le médecin, honteuse à ton tour. « Elle est incorrigible, je suis vraiment navrée de vous avoir dérangé pour ça … »

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MessageSujet: Re: "malade imaginaire ?" | ft. Drosos   Jeu 24 Avr - 19:21

Battu, par une fillette, voilà ce qu'il était. Battu à plate couture d'ailleurs. Par une enfant. Il n'aurait jamais cru qu'elle puisse aller aussi loin pour un mensonge. Une piqûre, avec une si grosse aiguille, contenant une mixture tellement étrange et d'une couleur vraiment peu accueillante. Mais elle avait tenu bon. Et c'était presque inquiétant. « Pardon, je suis désolée …. Je recommencerai plus c’est promis ! » Il fronça les sourcils face à cette simple excuse. Ce n'était pas ça qu'il voulait entendre. Ça, c'était des mots simples à dire, même lorsque l'on ne les pensait pas. Combien de fois son fils lui avait sorti cela pour qu'il arrête de le gronder. Et il voulait bien avoué qu'il n'était pas l'homme le plus malin de la terre, il n'était pas non plus naïf. Il se tint alors bien droit, bien campé sur ses deux pieds, se disant que si elle ne lui avait pas expliqué son comportement, c'était qu'elle avait sûrement une raison. A savoir laquelle.

« Elle est incorrigible, je suis vraiment navrée de vous avoir dérangé pour ça … » Il lui fit un simple sourire. Ce n'était pas sa faute à elle, elle n'a fait que s'inquiéter pour sa fille, après tout, il aurait très bien pu vraiment lui arriver quelque chose. Il se décolla de son bureau, et s'avança vers elle avec un air soucieux sur son visage. Il se mit près d'elle, avant de lui murmurer : « sereï ne m'a pas répondu, alors je me demande si vous ne connaissez pas la réponse... » Il s'arrêta un petit instant, fixant l'enfant, avant de continuer à parler à Idris. « Est ce que vous sauriez pourquoi elle a fait ça ? » Il pencha la tête sur le côté, ses mains toujours posé sur ses hanches. « parce que pour aller aussi loin, il faut vraiment avoir une raison en béton. »

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MessageSujet: Re: "malade imaginaire ?" | ft. Drosos   Lun 19 Mai - 14:31

Tu réfléchis à ce que tu vas bien pouvoir trouver comme punition pour dissuader ta fille de recommencer un coup pareil, quand Drosos s'approche finalement de toi pour te demander les raisons de cet entêtement. Et tu bug, littéralement. Tu le fixes un instant, évaluant la situation. « Vous ne savez vraiment pas ? » Tu es sincèrement étonnée. Incrédule, tu ne vois pas comment il n'a pas pu le voir jusqu'à maintenant. Tu jettes un regard en coin à ta fille, prise au dépourvu. Cette dernière te sort son sourire angélique - ou démoniaque, selon le point de vue. Le dos au mur dans un premier temps, tu ne sais pas vraiment dans quel sens prendre la chose, tandis que le médecin semble réellement se poser la question du pourquoi de cette comédie. Tu te donnes une claque mentale et reprends tes esprits. Tu vas quand même pas paniquer pour si peu ? T'es un chevalier oui ou non ? Bon, alors respire un coup et prend le taureau par les cornes, comme tu l'as toujours fait.

A ton tour, tu fixes ta fille. « Vous savez, l'entêtement, c'est de famille. Et puis, elle a une volonté de fer. D'ordinaire c'est plutôt une bonne chose, mais avec Sereï faut s'attendre à tout. » Tu soupires doucement. Comment expliquer l'évidence ? Tu cherches tes mots l'espace de quelques secondes, avant d'abandonner. Tu n'es pas en état de tourner autour du pot ni de faire dans la dentelle, autant jouer franc jeu. Tu le regardes donc de nouveau. « Écoutez, je vais pas y aller par quatre chemins : il semblerait que Linos et Sereï se soient mis en tête de nous caser ensemble. » Comme une sentence qui vient de tomber, tu lâches le morceau. Inutile de cacher les faits, ça ne servirait à rien, et puis, tu ne pouvais pas le laisser comme ça, dans l'ignorance. Maintenant, il ne reste plus qu'à voir comment il va prendre la chose.

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MessageSujet: Re: "malade imaginaire ?" | ft. Drosos   Mer 11 Juin - 22:45

Il ne comprenait pas ce qui était en train de se passer, de toute manière, il n'avait jamais réussis à comprendre les plus grandes évidences. Il n'avait pas vu sa femme devenir de plus en plus triste en sa compagnie jusqu'au jour où elle décida de partir. Lorsque les situations étaient des plus simples, il cherchait toujours ce qui pouvait se cacher dessous alors que tout était en surface. Il soupira. Puis passa une de ses mains dans ses cheveux pour les secouer, et éviter de se les arracher pour sa bêtise. Il était médecin, il était censé être malin et intelligent, il était censé voir les petites manigances et mensonges de ses patients qui ne voulaient pas aller travailler ou bien se rendre à l'école. Mais sa naïveté le rattrapait. Il était pourtant grand bon sang ! 34 ans !

« Écoutez, je vais pas y aller par quatre chemins : il semblerait que Linos et Sereï se soient mis en tête de nous caser ensemble. » Ses sourcils se haussèrent de leur propre volonté, alors qu'il ne semblait pas réaliser ce que la femme face à lui venait de lui dire. Il la fixa avec beaucoup d'incompréhension, ainsi qu'une pointe de scepticisme et d'amusement, avant de baisser son regard vers l'enfant pour savoir la vérité. Il faillit se perdre dans les méandre de sa logique un peu déphasée, avant de se décider qu'il fallait arrêter de tirer ses cheveux par l'intérieur du crâne. Les enfants avaient bien entendu leur plan à eux. Avec leur logique d'enfant. « ehm. » Il s'éclaircit un coup la gorge, cherchant encore quoi dire.

Il tâtonna un moment son bureau avant de faire se rejoindre ses deux mains pour en croiser leurs doigts. « sereï, il faut que tu saches que c'est une très mauvaise idée ça » Ok, il commençait bien. Il se sourit intérieurement, avant de continuer à parler, ne se rendant pas compte qu'il n'avait absolument aucun tact. « je ne suis pas intéressé par ta mère, ce n'est pas le genre de personne que jeeee.... » Il s'arrêta. « non pas que vous êtes repoussante ou quoi que ce soit mais.. je.. euhm. » Tais-toi, tais-toi, mais juste tais-toi Drosos ! « vous êtes un peu... viei.. âg... grande ! trop grande. bien trop grande » Il hocha la tête, convaincu par ses propres paroles.

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